Que faire à Cuba : les incontournables à voir absolument
En résumé
On y arrive pour les plages, et on repart avec bien plus. Cuba, c’est une île hors du temps : des voitures des années 50 qui longent des façades coloniales, des rythmes de salsa qui s’échappent de chaque fenêtre ouverte, et une hospitalité qui désarme. Vol depuis Paris : environ 10 à 11 heures, avec escale selon les compagnies. Budget moyen : 50 à 90 € par jour selon le style de voyage. Deux semaines suffisent pour toucher l’essentiel – mais Cuba, ça donne envie de revenir.
⚠️ À noter (juin 2026) : Le Ministère des Affaires étrangères français déconseille les voyages non essentiels à Cuba en raison d’une crise énergétique en cours. Consultez les conseils aux voyageurs sur diplomatie.gouv.fr avant de réserver.
La Havane, capitale hors du temps
Difficile de rester indifférent à La Havane. La capitale cubaine est un choc sensoriel : odeur de cigare, musique live à chaque coin de rue, architecture baroque qui se fissure avec élégance.
Le Malecón et la Vieille Havane (Habana Vieja)
Le Malecón, c’est le front de mer de La Havane – 8 kilomètres de promenade où les Havanais se retrouvent au coucher du soleil. C’est gratuit, c’est vivant, c’est inoubliable.
À deux pas, Habana Vieja est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1982. La Plaza de la Catedral, la Plaza Vieja, le Capitolio rénové : comptez au moins deux jours complets pour tout voir à pied. La Bodeguita del Medio, le bar légendaire de Hemingway, mérite un mojito même si les prix ont grimpé.
Les voitures américaines des années 50
Elles sont partout. Ces almendrones – les vieilles américaines repeintes en couleurs vives – ne sont pas un décor de carte postale, elles sont le quotidien. Une balade en Chevrolet 1955 décapotable dans les rues de La Havane coûte entre 30 et 50 € l’heure. C’est cher, c’est touristique, et c’est absolument mémorable.
Trinidad, la ville coloniale figée dans le temps
Trinidad est souvent la révélation du voyage. Ses rues pavées de galets, ses maisons ocre et turquoise, sa Plaza Mayor entourée de palais coloniaux – tout ici semble arrêté au XIXe siècle. C’est l’une des villes les mieux conservées de toute l’Amérique latine, et ça se voit.
La ville est à environ 5 heures de bus de La Havane. Prévoyez deux nuits minimum. Le soir, les escaliers de l’Escalinata se transforment en piste de danse improvisée. La plage d’Ancón, à 12 km, offre une eau turquoise parfaite pour décompresser après les visites. Et si vous voulez aller plus loin dans l’est de l’île, consultez notre guide sur l’est de Cuba pour compléter votre itinéraire.
La Vallée de Viñales et les champs de tabac
À 3 heures à l’ouest de La Havane, la Vallée de Viñales est un autre monde. Les mogotes – ces pitons calcaires qui surgissent de la plaine verte – donnent au paysage un air de décor de film. C’est ici que pousse le meilleur tabac du monde, dans des vegas (plantations) tenues par des familles depuis des générations.
- Randonnée entre les mogotes : demi-journée
- Visite d’une plantation de tabac : 1 à 2 heures, souvent incluse dans une excursion à cheval
- Coucher de soleil depuis le Mirador Los Jazmines : gratuit, immanquable
La région est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1999. Que voir à Cuba sans passer par Viñales ? Impossible.
Varadero et ses plages de carte postale
Varadero, c’est la station balnéaire de Cuba par excellence. 22 km de sable blanc, une eau à 28 °C, des hôtels tout-inclus à la pelle. C’est l’endroit idéal pour une pause plage en fin de voyage – ou pour ceux qui veulent combiner farniente et découverte culturelle.
La péninsule est à 2h30 de La Havane. Elle est très touristique, parfois trop, mais la qualité des plages est indéniable. Pour quelque chose de plus sauvage, les cayes (Cayo Coco, Cayo Santa María) offrent des eaux encore plus cristallines, loin des foules.
Santa Clara : sur les traces du Che
Santa Clara, c’est la ville du Che Guevara. C’est ici qu’en décembre 1958, ses troupes ont pris le train blindé de Batista – un tournant décisif de la révolution cubaine. Le Mausolée du Che et le monument du Train Blindé sont les deux sites incontournables.
La ville est aussi connue pour sa vie étudiante animée et ses bars branchés. À 4 heures de La Havane, elle se visite en une journée, idéalement en route vers Trinidad.
Baracoa, la ville la plus ancienne de Cuba
Baracoa est fondée en 1511 – c’est la première ville coloniale espagnole de Cuba. Enclavée à l’extrême est de l’île, entourée de forêt tropicale et de rivières, elle est accessible par la route panoramique La Farola (à couper le souffle) ou en avion depuis La Havane.
Ici, pas de tourisme de masse. La gastronomie est unique : le cucurucho (noix de coco, miel et fruits enveloppés dans une feuille de palmier) et le chocolat artisanal de Baracoa sont des spécialités qu’on ne trouve nulle part ailleurs à Cuba. C’est aussi l’une des rares villes où la cuisine cubaine locale – généralement simple – prend une vraie dimension gastronomique.
Santiago de Cuba, berceau de la révolution
Santiago est la deuxième ville de Cuba et son âme musicale. C’est ici que le son cubain est né, que la révolution a démarré, et que le carnaval le plus fou de l’île se tient chaque juillet.
Le Castillo del Morro, les cimetières historiques, la Casa de la Trova pour la musique live : Santiago demande au moins deux jours. La ville est à l’est de l’île – idéale pour clore un circuit en boucle.
Cienfuegos, la « Perle du Sud »
Cienfuegos surprend. Surnommée la « Perle du Sud », elle est la seule ville de Cuba fondée par des colons français, au XIXe siècle. Son architecture néoclassique, son Paseo del Prado et sa baie magnifique lui donnent une atmosphère différente du reste de l’île.
À 4 heures de La Havane, elle s’intègre parfaitement dans un circuit La Havane – Cienfuegos – Trinidad. Le quartier de Punta Gorda, au bord de la baie, est idéal pour une soirée tranquille.
La Baie des Cochons (Bahia de Cochinos)
La Baie des Cochons est connue dans les livres d’histoire pour le débarquement raté de 1961. Mais pour les voyageurs, c’est surtout un spot de plongée et de snorkeling exceptionnel. Le mur corallien qui plonge dans la baie est l’un des plus beaux de la Caraïbe.
Playa Girón et Playa Larga sont les deux plages principales. L’eau est claire, peu profonde, et les fonds marins grouillent de vie. À 3 heures de La Havane, c’est une étape facile à intégrer dans un itinéraire.
Isla de la Juventud et ses fonds marins
L’Isla de la Juventud (île de la Jeunesse) est la deuxième plus grande île de Cuba. Elle est peu visitée – et c’est précisément ce qui en fait un joyau. Ses fonds marins sont parmi les mieux préservés de la région : visibilité jusqu’à 40 mètres, coraux intacts, raies, requins-nourrices.
Accessible en ferry (2h30) ou en avion depuis La Havane. À réserver pour les plongeurs et les voyageurs qui veulent sortir des sentiers battus.
El Nicho et les parcs naturels
El Nicho, dans la Sierra del Escambray, c’est l’antidote parfait aux villes coloniales. Des cascades qui tombent dans des bassins turquoise, des sentiers dans la forêt tropicale, une fraîcheur bienvenue. L’entrée coûte quelques CUP, et le site est à 1h30 de Cienfuegos.
Cuba possède aussi le Parc national Alejandro de Humboldt (Baracoa), classé à l’UNESCO, et la Gran Parque Natural Montemar près de la Baie des Cochons. Pour les amateurs de nature, l’activité cuba outdoor ne manque pas d’options.
Les activités incontournables à Cuba
Fumer un havane dans une fabrique de cigares
La Real Fábrica de Tabacos Partagás à La Havane (ou les ateliers familiaux de Viñales) offrent des visites guidées où l’on voit les torcedores rouler les cigares à la main. C’est fascinant, même pour les non-fumeurs. Un havane acheté directement dans une fabrique officielle coûte entre 5 et 15 € pièce selon la taille.
Apprendre la salsa à Trinidad
Trinidad est la ville pour apprendre la salsa. Des cours s’organisent en quelques heures, souvent dans des maisons particulières ou des casas de la cultura. Une heure de cours avec un professeur local : 10 à 15 €. Le soir, on teste ses nouveaux pas sur l’Escalinata. C’est l’une des activités cuba les plus recommandées par les voyageurs.
Plonger dans les eaux turquoise des cayes
Les cayes cubaines – Cayo Coco, Cayo Largo, Cayo Santa María – sont des îlots coralliaux avec des eaux à couper le souffle. Snorkeling, plongée bouteille, kitesurf : le choix est large. Une sortie plongée encadrée coûte entre 30 et 50 €. C’est le meilleur endroit pour voir des tortues marines, des barracudas et des éponges géantes.
Quand partir à Cuba ?
La saison sèche, de novembre à avril, est la meilleure période. Températures entre 22 et 28 °C, peu de pluie, ciel dégagé.
- Décembre–mars : idéal pour les plages et les visites culturelles, mais c’est la haute saison (prix plus élevés, réservations à l’avance obligatoires)
- Novembre et avril : excellent compromis – météo agréable, moins de monde, tarifs plus doux
- Mai–octobre : saison des pluies et des cyclones (surtout août–octobre). Déconseillé pour un premier voyage
Évitez la période des fêtes de fin d’année si vous avez un budget serré : les vols et les casas particulares sont souvent complets et chers.
Nos conseils pratiques pour visiter Cuba
Budget : Comptez 50 à 70 € par jour en mode économique (casa particular, paladar, bus), 70 à 120 € en confort standard. Partez avec du cash en euros ou en dollars canadiens – les cartes bancaires françaises sont souvent refusées à Cuba.
Hébergement : Les casas particulares (chambres chez l’habitant) sont la meilleure option. Moins chères que les hôtels d’État, elles offrent une immersion authentique et des petits-déjeuners copieux. Comptez 20 à 40 € la nuit pour une chambre double.
Transport : Le réseau Viazul relie les principales villes en bus climatisé – fiable et abordable. Pour plus de flexibilité, la location de voiture est possible mais coûteuse (50 à 80 €/jour). Les taxis collectifs (colectivos) sont une bonne alternative entre les villes proches.
Gastronomie : La cuisine cubaine est simple mais généreuse : riz, haricots noirs, porc rôti (lechón), ropa vieja (effiloché de bœuf), et des fruits tropicaux à profusion. Mangez dans les paladares (restaurants privés) plutôt que dans les restaurants d’État – meilleure qualité, prix similaires. À Baracoa, ne ratez pas le chocolat local et le tetú (crabe de rivière).
Connectivité : Internet est limité et cher. Achetez une carte SIM Etecsa à l’aéroport ou dans les agences officielles. Le Wi-Fi fonctionne dans les parcs publics et certains hôtels via des cartes prépayées.
Sécurité : Cuba reste l’un des pays les plus sûrs des Caraïbes pour les touristes. Les petits vols existent, surtout dans les zones très touristiques – gardez un œil sur vos affaires. Consultez les conseils aux voyageurs du Quai d’Orsay avant de partir, notamment pour les alertes en cours.
FAQ – Questions fréquentes
Que faire à Cuba en 2 semaines ?
Deux semaines permettent de couvrir l’essentiel : La Havane (3 jours), Viñales (2 jours), Cienfuegos (1 jour), Trinidad (2 jours), Santa Clara (1 jour), et une étape plage à Varadero ou dans les cayes (3 jours). C’est un rythme confortable sans être épuisant.
Quoi faire à Cuba si on n’aime pas la plage ?
Cuba est bien plus qu’une destination balnéaire. Architecture coloniale, musique live, plantations de tabac, randonnées dans les parcs naturels, histoire de la révolution, gastronomie locale dans les paladares : il y a de quoi remplir un séjour entier sans mettre un pied dans le sable.
Quel est le budget moyen pour un voyage à Cuba ?
Comptez entre 50 et 90 € par jour sur place, selon votre style de voyage. Un séjour de 15 jours vol compris depuis la France revient généralement entre 2 400 et 3 200 € par personne en mode autonome.
Quelle est la meilleure période pour visiter Cuba ?
De novembre à avril, pendant la saison sèche. Les mois de décembre à mars offrent le meilleur temps, mais aussi les prix les plus élevés. Novembre et avril sont d’excellents compromis.
Cuba est-il un pays sûr pour les touristes ?
Oui, globalement. Cuba est l’une des destinations les plus sûres des Caraïbes. Les risques principaux sont les petits vols dans les zones touristiques. En juin 2026, le Ministère des Affaires étrangères français déconseille toutefois les voyages non essentiels en raison d’une crise énergétique – vérifiez les alertes en cours sur diplomatie.gouv.fr avant de réserver.







