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Que faire au Kazakhstan ? 12 incontournables hors des clichés

Par BlogBleuVoyages · Publié le 27 septembre 2026 · 18 min de lecture · Prix vérifiés en tenge (₸) et convertis en euros au taux de 505 ₸ = 1 €.

Que faire au Kazakhstan ? La question est piégeuse, parce que le pays fait 2 724 900 km² – cinq fois la France – et qu’on y change de monde tous les 500 km. Les tours de verre d’Astana, les gorges rouges du canyon de Charyn, les sapins noyés du lac Kaindy, le désert blanc du Mangystau : il n’y a pas un Kazakhstan, il y en a six. Voici notre tri terrain, avec les distances réelles, les durées, les températures et les prix qu’on paie vraiment sur place – pas ceux des brochures.

En résumé

  • Le bon format : 10 jours pour Almaty + Charyn + Kolsai/Kaindy + Astana. 15 jours pour ajouter le Mangystau ou Turkistan.
  • Visa : 30 jours sans visa pour les ressortissants français (90 jours maximum sur 180), plus une autorisation électronique d’entrée à demander avant le départ.
  • Meilleure période : mai-juin et septembre. Juillet-août, c’est 35 à 38 °C à Almaty et jusqu’à 40 °C dans le désert ; décembre-février, c’est −20 °C à Astana.
  • Budget : 45-50 €/jour en mode routard, 90-110 €/jour en confort, plus 480 à 575 $ pour 3 jours de 4×4 dans le Mangystau.
  • Monnaie : le tenge. 1 € ≈ 505 ₸ en septembre 2026. La carte passe partout en ville, les espèces sont obligatoires dans les parcs nationaux.
  • Transport : l’avion pour les grands sauts (Almaty-Astana, 1 h 50), le train de nuit pour le plaisir (16 h), le 4×4 pour le désert.
  • Le piège : vouloir enchaîner Almaty, Astana, le Mangystau et Turkistan en une semaine. Le pays est plus grand que l’Europe de l’Ouest.

Ce qu’il faut savoir avant de partir au Kazakhstan

Visa : 30 jours sans passer par un consulat

Pour un passeport français, pas de visa pour un séjour touristique de moins de 30 jours, avec un plafond cumulé de 90 jours sur 180. En revanche, une autorisation électronique d’entrée doit être obtenue au plus tard 72 heures avant l’arrivée selon France Diplomatie. Le passeport doit être valide 6 mois après l’entrée.

À l’arrivée, on remplit un formulaire de migration : gardez-le. Les hôtels enregistrent les étrangers automatiquement ; si vous dormez chez l’habitant, l’enregistrement se fait auprès du service des migrations dans les 5 jours. Détail bête mais éliminatoire à la sortie du territoire : le tampon d’entrée et le numéro de la carte de migration.

Quand partir : deux pays, quatre saisons

Le Kazakhstan a un climat franchement continental, et le nord ne pardonne pas.

  • Mars-mai : la steppe vire au vert, les lacs du Tian Shan sont encore gelés en mars, dégelés en avril.
  • Juin à août : chaud partout, orageux en montagne. Le Grand lac d’Almaty est à son bleu turquoise en mai-juin. C’est aussi la haute saison locale à Burabay et sur les lacs Kolsai.
  • Septembre-octobre : notre créneau préféré. 20-25 °C à Almaty, couleurs d’automne, forêts de trembles dorées dans les gorges. Les flamants de Korgalzhyn passent aussi fin août-septembre.
  • Novembre-février : Astana descend à −25/−35 °C avec vent ; Almaty reste à −5/−10 °C mais le smog s’installe dans la cuvette. Le Mangystau, lui, devient respirable (5-10 °C le jour).

Comment se déplacer

Trois vitesses, à choisir selon la distance :

  • Avion intérieur : Air Astana, SCAT, Qazaq Air. Almaty-Astana en 1 h 50, Almaty-Aktau en 3 h 15. Comptez 30 000 à 60 000 ₸ (60-120 €) l’A/R selon la réservation.
  • Train de nuit : KTZ relie Almaty à Astana en environ 16 h, à partir de 8 400 ₸ (17 €) en place assise ou couchette haute. Almaty-Turkistan demande 14 à 17 h. C’est lent, très propre, et le meilleur endroit pour comprendre la steppe.
  • Voiture et 4×4 : indispensable pour Charyn, Kolsai, Altyn-Emel et le Mangystau. Route asphaltée jusqu’aux canyons, piste obligatoire pour Kaindy et Bozjyra. En ville, Yandex Go fonctionne très bien : 400 à 1 500 ₸ la course dans Almaty.

Argent, langues, santé : ce qu’on ne lit pas dans les brochures

  • Monnaie : 1 € ≈ 505 ₸ (taux de la Banque nationale du Kazakhstan, septembre 2026). Billets de 500, 1 000, 2 000, 5 000, 10 000 ₸.
  • Paiement : carte et QR code Kaspi partout en ville, même pour une bière. Mais dès qu’on sort des villes, prévoyez du cash : les postes d’entrée des parcs, les villages (Saty, Zhanaozen) et les chauffeurs de 4×4 ne prennent pas la carte.
  • Langue : kazakh et russe. L’anglais se limite aux hôtels et aux jeunes urbains, le français est rarissime. Cinq mots utiles : Sälem (bonjour), Rahmet (merci), Iya (oui), Joq (non), Kansha turady? (combien ça coûte ?).
  • Eau et santé : l’eau du robinet ne se boit pas. Le pays est montagneux : 1 800 m à Kolsai-1, 2 511 m au Grand lac d’Almaty, 3 200 m au col de Talgar. Rien de violent non plus, mais on monte progressivement. Tiques dans la steppe au printemps, assurance rapatriement indispensable.
  • Sécurité : la criminalité violente est très faible, y compris pour les femmes voyageant seules. Les deux vrais risques sont la route (conduite locale nerveuse, distances énormes) et les zones frontalières avec la Chine et le Kirghizstan, où certains secteurs demandent un permis.

Les 12 incontournables au Kazakhstan

1. Almaty, la vraie capitale du pays

2,38 millions d’habitants, des trottoirs ombragés d’arbres, des cafés de spécialité et la montagne en toile de fond : Almaty est la ville la plus agréable du pays, même si la capitale politique a déménagé à Astana en 1997.

Commencez par le marché Zelyony Bazar (fruits secs, cheval fumé, kumys) puis la cathédrale Zenkov, église orthodoxe en bois construite sans clou et ayant survécu au séisme de 1911. Le métro, à 120 ₸ (0,25 €) le trajet (tarifs officiels), est un des plus beaux du monde post-soviétique – une seule ligne, mais chaque station a son marbre. Le soir, montez à Kok Tobe en téléphérique pour la vue, et dînez de beshbarmak chez Auyl ou Navat.

Le détail que personne ne vous montre : le quartier autour de la rue Panfilov, où une momie du VIIe siècle, l’« Homme d’or » reconstitué, a son propre musée – et où les Soviétiques avaient percé une rivière sous la ville pour éviter les crues.

2. Le canyon de Charyn et sa Vallée des Châteaux

Premier choc visuel du pays. 154 km de long, jusqu’à 300 m de profondeur, des parois d’argile rouge et ocre sculptées en silhouettes de tours. La section la plus visitée, la Vallée des Châteaux, se parcourt en 1 h à pied, sur environ 2 km, avec un point de vue final qui vaut les 30 dernières minutes.

  • Depuis Almaty : 200 km, 3 h à 3 h 30 par la route.
  • Entrée : environ 786 ₸ par personne (1,55 €) et 2 752 ₸ par voiture (5,50 €) selon le barème indexé sur le MRP appliqué en 2026.
  • Combien de temps : la journée est faisable, mais c’est 7 h de route. Mieux vaut dormir une nuit à Baiseit ou à Saty et enchaîner sur les lacs.

Prolongez d’un cran : le Temirlik (canyon noir et étroit) et la chênaie de frênes de Sogdiane, une relique botanique de 5 000 ha qui existe à l’état naturel quasi uniquement ici. Peu de visiteurs la connaissent.

3. Les lacs Kolsai et le lac Kaindy

Le duo qui justifie à lui seul les 250 km depuis Almaty (4 h 30 à 5 h de route, derniers kilomètres sur piste).

Kolsai-1, à 1 818 m d’altitude, est le lac accessible en voiture : eau à 10-12 °C en été, forêt d’épicéas de Schrenk, campings et barques. Le Kolsai-2, à 2 252 m, se gagne après 8 km de marche et un dénivelé de 450 m – comptez 3 h aller. Le troisième lac, à 2 850 m, demande une journée entière.

Le lac Kaindy, à 1 900 m, est l’image qu’on retient : depuis le séisme de Kemin de janvier 1911 (magnitude estimée à 7,7), un glissement de terrain a barré la gorge, noyant une forêt d’épicéas. Les troncs sont toujours debout, sans écorce, dans une eau à 4-6 °C qui les empêche de pourrir. On y accède depuis le village de Saty via 11 km de piste défoncée : 4×4 ou UAZ local, pas de berline.

  • Tarifs officiels du parc (billetterie Kolsai Koldery) : 0,2 MRP par personne et par jour, soit environ 786 ₸ (1,55 €) ; 0,7 MRP pour l’entrée d’une voiture, soit 2 752 ₸ (5,50 €) ; 738 ₸ le campement.
  • Où dormir : guesthouses de Saty, 8 000-12 000 ₸ (16-24 €) par personne avec petit-déjeuner. Réservez en juillet-août, c’est plein.

4. Le Tian Shan d’Almaty : Medeu, Chimbulak et le Grand lac

Trois paliers d’altitude à 25-40 minutes du centre-ville, et le meilleur rapport effort/spectacle du pays.

  • Medeu (1 691 m) : le plus grand anneau de patinage de vitesse en plein air du monde, 10 500 m² de glace, à la sortie de la ville.
  • Chimbulak (2 260 m au pied des pistes, 3 200 m au col de Talgar) : gondola en trois tronçons, ~5 000 ₸ (10 €) l’aller-retour. Randonnée facile à 3 000 m en été, ski de qualité correcte de décembre à avril.
  • Grand lac d’Almaty (2 511 m) : le lac turquoise de toutes les cartes postales. Accès en taxi uniquement, parfois coupé par un poste de contrôle selon l’horaire – partez avant 9 h. Pas de baignade (eau potable de la ville, et eau à 8 °C).

5. Astana, la capitale laboratoire

1,69 million d’habitants, la deuxième capitale la plus froide du monde après Oulan-Bator, et un urbanisme qui assume le bizarre. Ça se visite en deux jours.

Au programme : la tour Baiterek (105 m, plateforme à 97 m en référence à 1997, année du transfert de la capitale ; billet adulte 2 000 ₸, soit 4 €, ouvert 10 h-21 h hors été), le boulevard Nurzhol, la mosquée Hazret Sultan, la Grande Mosquée inaugurée en 2022 (la plus grande d’Asie centrale) et le Khan Shatyr, tente translucide de 150 m signée Norman Foster. Le soir, la rive droite et ses cafés de spécialité valent mieux que le cliché « ville sans vie » : Astana vit, mais à l’intérieur.

Le détail que personne ne vous montre : sous le boulevard Nurzhol, un réseau de galeries commerciales permet de traverser quatre pâtés de maisons sans mettre le nez dehors en janvier. Faites-le par −25 °C, vous comprendrez.

6. Le parc national de Burabay

À 250 km d’Astana (2 h 30 à 3 h), un archipel de lacs et de collines granitiques plantées de pins au milieu de la steppe. Les Kazakhs l’appellent « la perle de la steppe », et l’air y est franchement différent de la plaine.

  • Lac Borovoe : baignade possible en juillet-août quand l’eau atteint 20-24 °C, pédalo à 1 500 ₸/h (3 €), kayak et vélo à 2 000 ₸/h (4 €).
  • Mont Bolektau : 300 m, une heure de montée, la meilleure vue du parc.
  • Entrée du parc : 1 298 ₸ par véhicule en semaine et 1 730 ₸ le week-end du 1er mai au 30 septembre (2,60-3,40 €). Beaucoup plus cher qu’ailleurs, c’est le poumon vert d’Astana.

Venez en semaine : le week-end, la moitié de la capitale s’y installe.

7. Turkistan et le mausolée de Khoja Ahmed Yasawi

Le plus grand monument du pays. Construit sur ordre de Timour entre 1389 et 1405, il culmine à 38,7 m et abrite le mausolée du poète soufi Khoja Ahmed Yasawi. Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2003 (fiche UNESCO), il sert de matrice architecturale à tous les grands mausolées de la route de la soie, jusqu’à Samarcande.

Comptez 2 h de visite, plus la citadelle d’Otrar (60 km, ruines de la ville où Timour fit détruire la caravane mongole en 1218) et le mausolée d’Arystan-Bab. L’ensemble s’appelle Hazret-Sultan, et le nouveau quartier autour a été entièrement reconstruit en pierre blanche.

  • Y aller : train de nuit depuis Almaty, 14-17 h ; ou vol Almaty-Shymkent (1 h 30) puis 165 km de route, 2 h.
  • Budget sur place : hôtels 20 000-35 000 ₸ (40-70 €) la double, entrée du mausolée autour de 500 ₸ (1 €).

8. Le désert du Mangystau et le chink de Bozjyra

Le morceau de Kazakhstan dont personne ne parle, et le plus spectaculaire. Au sud-ouest, sur la rive caspienne, Bozjyra est un chink de craie blanche de 200 m de haut tombant sur une plaine qui ressemble à un fond océanique : coquillages fossiles, couches turquoise et ocre, silence total.

Dans le même rayon :

  • Torysh, la « vallée des boules » : des milliers de concrétions sphériques, à ~100 km d’Aktau. On dirait une récolte de billes géantes abandonnée.
  • Sherkala, la « montagne lion », et la dépression de Karagiye, à −132 m, l’un des points les plus bas d’Asie centrale.
  • Beket-Ata, mosquée souterraine creusée dans le calcaire, lieu de pèlerinage.

Le budget réel : depuis le 1er septembre 2026, l’accès à Bozjyra est payant – 865 ₸ par personne et par jour (1,70 €), 433 ₸ le campement, et 3 028 ₸ (6 €) pour l’accès d’une voiture, selon les documents publiés sur gov.kz. À quoi s’ajoute le transport : environ 110 $/jour et par personne en tour de groupe, et 480 à 575 $ pour un tour privé de 3 jours. Comptez une longue journée de piste depuis Aktau via Zhanaozen, ou deux à trois jours pour couvrir Bozjyra, Torysh et Sherkala sans courir.

9. La dune chantante d’Altyn-Emel

Dans le parc national d’Altyn-Emel (site officiel), à 180 km d’Almaty, une dune de 3 km de long sur 150 m de haut « chante » : quand le sable sec s’éboule, il émet un bourdonnement grave, entre l’orgue et le réacteur d’avion. Phénomène physique réel, aucune mise en scène touristique.

Autour, les monts Aktau, des badlands gris et rose pâle, et les katas – tumulus funéraires qui ponctuent la steppe. Entrée du parc : 1 050 ₸ par personne et par jour (2 €). Sur place, on croise des kulans (ânes sauvages) réintroduits et, si vous êtes très chanceux, un léopard des neiges dont la présence est documentée par pièges photo.

10. Les pétroglyphes de Tamgaly

5 000 gravures rupestres datées du XIVe siècle av. J.-C. au Ier siècle apr. J.-C., sur 170 km au nord-ouest d’Almaty. Classé UNESCO en 2004 (fiche), le site est surtout remarquable pour sa galerie de « divinités solaires » : des personnages à tête de soleil rayonnante, motifs qu’on ne retrouve presque nulle part ailleurs en Asie centrale.

On y va pour une demi-journée, sans foule, avec un guide local pour trouver les bons panneaux. C’est le contraire absolu d’un site à selfie.

11. La steppe de Saryarka et les flamants de Korgalzhyn

À 130 km d’Astana (2 h), la réserve de Korgalzhyn fait partie du bien UNESCO « Saryarka, steppes et lacs du Kazakhstan du Nord » (fiche). Des lacs salés peu profonds où nichent des flamants roses en mai-juin, et des millions d’oiseaux migrateurs au printemps et à l’automne.

C’est aussi l’une des dernières steppes vierges où l’on observe la saïga, cet antilope au nez bizarre, revenue de l’extinction après avoir chuté à moins de 30 000 têtes dans les années 2000. La sortie se fait avec un guide agréé, observation à distance, jumelles obligatoires. Réservez plusieurs semaines à l’avance.

12. La mer d’Aral côté kazakh, l’histoire qui n’est pas finie

On la croit morte. Le côté kazakh est en train de revenir : le barrage de Kokaral, construit en 2005, a fait remonter le niveau de la Petite Aral d’environ 12 m, ramené le rivage à une vingtaine de kilomètres d’Aralsk et permis la reprise partielle de la pêche. On marche sur un ancien fond marin, on visite les bateaux échoués de Zhalanash, on dort dans une ville qui remonte la pente.

Y aller : le plus simple est le train ou l’avion jusqu’à Kyzylorda, puis 450 km de route ou un vol intérieur vers Aralsk. C’est un détour, et c’est justifié si vous avez 15 jours et un intérêt pour l’écologie plus que pour les panoramas.

Trois coins que personne ne vous montre et qu’on garde pour la fin : Bektau-Ata, massif granitique truffé de blocs suspendus près du lac Balkhash ; le chink d’Ustyurt, falaise de calcaire qui ferme le plateau désertique entre la Caspienne et l’Aral ; et les lacs de Karkaraly, huit plans d’eau glacés dans un massif granitique à 500 km d’Astana, sans un seul bus touristique.

Itinéraire de 10 jours au Kazakhstan

Le circuit classique, faisable sans voiture personnelle en réservant taxis et excursions. Il couvre Almaty, le Tian Shan, Charyn, les lacs Kolsai et Kaindy, puis Astana et le parc national de Burabay.

Jours 1-3 : Almaty et le Tian Shan

  • J1 : arrivée, Zelyony Bazar, cathédrale Zenkov, métro (120 ₸), montée à Kok Tobe au coucher du soleil.
  • J2 : musée national, quartier Panfilov, place de la République, dîner de beshbarmak (2 500-4 000 ₸).
  • J3 : Medeu (1 691 m) + Chimbulak (2 260 m) en matinée, Grand lac d’Almaty (2 511 m) dans l’après-midi si l’accès est ouvert. Retour en ville pour un vol ou une nuit de repos.

Jours 4-5 : le canyon de Charyn et les lacs Kolsai-Kaindy

  • J4 : route vers Charyn (200 km, 3 h), Vallée des Châteaux, canyon de Temirlik. Nuit à Baiseit ou Saty.
  • J5 : Kolsai-1 (1 818 m) le matin, puis Kaindy (1 900 m, 11 km de piste en UAZ depuis Saty). Soirée et nuit en guesthouse à Saty.

Jour 6 : retour vers Almaty et vol vers Astana

250 km de retour (5 h), puis vol Almaty-Astana en soirée (1 h 50, 30 000-60 000 ₸ – 60-120 € l’A/R si réservé tôt).

Jours 7-9 : Astana et Burabay

  • J7 : Baiterek (2 000 ₸), boulevard Nurzhol, mosquée Hazret Sultan, Grande Mosquée, palais de la Paix.
  • J8 : route vers Burabay (250 km, 3 h), mont Bolektau, lac Borovoe, pédalo ou vélo. Nuit sur place.
  • J9 : retour à Astana en fin de matinée, visite du musée national, soirée en ville.

Jour 10 : départ

Vol Astana-Paris deux fois par semaine selon la saison, ou retour Almaty (1 h 50) pour la liaison directe.

Budget pour 10 jours : 700-900 € par personne hors vol international, comprenant deux vols intérieurs, les taxis et excursions privées (Charyn/Kolsai environ 70-100 €/personne pour deux jours) et l’hébergement en hôtel 3 étoiles.

Itinéraire de 15 jours au Kazakhstan

15 jours, c’est le format où le Kazakhstan arrête de ressembler à une suite de cartes postales. On garde les jours 1 à 6 ci-dessus, puis on remplace Astana-Burabay par un bloc Sud + Ouest.

Jours 6-8 : d’Almaty vers Altyn-Emel et Tamgaly

Dune chantante, monts Aktau et pétroglyphes de Tamgaly en deux jours, en 4×4 privé (environ 200 $/personne pour deux jours). Nuits à Basshi ou retour à Almaty.

Jours 9-10 : Astana

Vol Almaty-Astana, deux jours pleins dans la capitale, dont une demi-journée à Korgalzhyn pour les flamants si vous êtes en mai-juin.

Jours 11-14 : le désert du Mangystau

Vol Astana-Aktau (environ 3 h) ou Almaty-Aktau (3 h 15). Trois jours de 4×4 : Bozjyra, Torysh, Sherkala, Beket-Ata, campement sous tente. 480-575 $ par personne en tour privé de 3 jours, ou environ 110 $/jour en groupe.

Jour 14 : Turkistan en option

Si vous avez un jour de plus, rejoignez Shymkent puis Turkistan (165 km, 2 h) pour le mausolée, avant de rentrer sur Almaty. Sinon, rentrez directement depuis Aktau.

Budget pour 15 jours : 1 400-1 800 € par personne hors vol international. Le Mangystau en 4×4 représente à lui seul un tiers de la facture.

Combien coûte un voyage au Kazakhstan ?

Budget par jour, par profil

  • Routard : 45-50 €/jour. Auberge ou guesthouse à 8 000-12 000 ₸ (16-24 €), street food et lagman à 1 500-2 500 ₸ (3-5 €), trains et marshrutkas.
  • Confort : 90-110 €/jour. Hôtel 3 étoiles à 25 000-40 000 ₸ (50-80 €) la double, restaurants à 5 000-8 000 ₸ (10-16 €) par personne, taxis Yandex.
  • Mangystau et grands parcs : ajoutez 110 $/jour en tour de groupe ou 480-575 $ pour trois jours en privé, plus les entrées de parc.

Le vol Paris-Almaty en direct (Air Astana, environ 7 h 45 à l’aller) tourne autour de 450-700 € l’aller-retour selon la saison.

Les prix qu’on relève sur place

PostePrixÉquivalent
Métro d’Almaty120 ₸0,25 €
Entrée piétonne Charyn / Kolsai786 ₸1,55 €
Entrée voiture Charyn / Kolsai2 752 ₸5,50 €
Entrée Altyn-Emel (par personne et par jour)1 050 ₸2 €
Bozjyra (par personne et par jour)865 ₸1,70 €
Accès véhicule Bozjyra3 028 ₸6 €
Burabay (par véhicule, semaine / week-end)1 298 / 1 730 ₸2,60 / 3,40 €
Baiterek, billet adulte2 000 ₸4 €
Télécabine de Chimbulak, A/R~5 000 ₸10 €
Café en ville800-1 200 ₸1,60-2,40 €
Beshbarmak au restaurant2 500-4 000 ₸5-8 €
Chambre double 3 étoiles25 000-40 000 ₸50-80 €

Ce qui fait exploser la facture

Deux postes : les 4×4 avec chauffeur (Mangystau, Altyn-Emel) et les vols intérieurs réservés au dernier moment. Un conseil simple : calez vos dates de vols intérieurs dès que votre itinéraire est arrêté, les prix doublent en haute saison (juillet-août).

FAQ – Questions fréquentes

Faut-il un visa pour aller au Kazakhstan ?

Non, pas pour un séjour touristique de moins de 30 jours avec un passeport français, dans la limite de 90 jours sur 180. Une autorisation électronique d’entrée reste requise avant le départ, à demander au plus tard 72 heures avant l’arrivée.

Combien de jours faut-il pour visiter le Kazakhstan ?

10 jours pour le trio Almaty, Charyn-Kolsai et Astana. 15 jours pour ajouter le désert du Mangystau ou Turkistan. En dessous de 7 jours, vous passerez la moitié du temps dans les transports : le pays est cinq fois plus grand que la France.

Quelle est la meilleure période pour visiter le Kazakhstan ?

Mai, juin et septembre. Températures douces (20-27 °C à Almaty), montagnes accessibles, lacs couleur turquoise en juin. Évitez juillet-août pour le désert du Mangystau (40 °C) et décembre-février pour Astana (−20 à −35 °C).

Quel budget prévoir pour un voyage au Kazakhstan ?

45-50 €/jour en mode routard, 90-110 €/jour en confort. Ajoutez 450-700 € de vol international, 60-120 € de vols intérieurs et 480-575 $ si vous faites le Mangystau en 4×4 privé.

Le Kazakhstan est-il un pays sûr ?

Oui, le pays est calme et la criminalité violente rare, y compris pour les voyageuses seules. Les vrais risques sont routiers (distances, conduite) et sanitaires (eau non potable). Évitez les zones frontalières non autorisées.

Faut-il parler russe pour voyager au Kazakhstan ?

C’est un vrai plus. Le russe est la langue de travail dans les villes et la plupart des Kazakhs le parlent ; l’anglais reste limité aux hôtels et aux jeunes urbains. Le français est très rare. Apprenez Rahmet et Kalsha turady – vous les utiliserez dix fois par jour.

Peut-on payer par carte ou faut-il du liquide ?

Les deux. Cartes et QR code Kaspi passent partout à Almaty et Astana, y compris pour 500 ₸. Dès que vous quittez les villes – Saty, Zhanaozen, postes d’entrée des parcs, chauffeurs de 4×4 – prévoyez des espèces en tenge.

Que mange-t-on au Kazakhstan ?

Du beshbarmak (pâtes fraîches et viande de mouton ou de cheval, 2 500-4 000 ₸), du lagman, du plov, des baursak (beignets) à tous les repas, du kazy (saucisse de cheval) et du kumys (lait de jument fermenté – il faut aimer). La cuisine est plus Carnivore qu’épicée, et les végétariens survivent, sans plus.

Quelle est la meilleure façon de se déplacer dans le pays ?

L’avion pour Almaty-Astana, Aktau ou Shymkent (1 h 50 à 3 h 15). Le train de nuit pour l’expérience de la steppe et les petits budgets (8 400 ₸ et plus). Le 4×4 avec chauffeur pour Charyn, Kolsai, Kaindy, Altyn-Emel et le Mangystau : aucune de ces destinations n’est desservie correctement par les transports publics.

Peut-on visiter le Kazakhstan en hiver ?

Oui, mais pas partout. L’hiver, on se concentre sur Almaty et le ski à Chimbulak (enfin de saison du plus grand domaine du pays), avec des journées à −5/−10 °C. Astana à −25 °C est un défi vestimentaire plus qu’une visite. Le Mangystau, en revanche, devient idéal de novembre à mars.

Sources utiles

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